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6 septembre 2012 4 06 /09 /septembre /2012 23:22

Ca date d'il y a deux mois, mais je n'avais pas eu le temps de le poster avant de partir en vacances.

Ca paraîtra en octobre, comme d'habitude, dans la revue pour les petits bretonnants ROUZIG.

 

Ici en Français.

 

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5 septembre 2012 3 05 /09 /septembre /2012 14:41

Ca y est, enfin un système de commande du tout premier comic-book EN FRANCAIS ! de Paotr Louarn (le Garçon-Renard) est en place ! Je précise bien que c'est en Français, car j'ai pu lire ici que certains craignaient que ce ne fut en Breton.

 

Ce retard, et j'en suis le premier désolé, car il m'a bien fallu me rendre à l'évidence : Je n'ai pas le temps de m'en occuper ! Alors avant que les derniers curieux qui souhaitent obtenir un exemplaire de ce qui s'annonce comme une future rareté ne lâchent l'affaire pour de bon, j'ai résolu de demander une aide extérieure. C'est donc auprès de Raphaël Wacker, bénévole du Festival Strasbulles, qu'il faudra s'adresser.

C'est d'ailleurs bien logique, puisque c'est lui-même qui est à l'initiative de ce petit objet collector.

 

Il vous en coûtera 7,40 € (port inclus).

 

Pour mémoire, il s'agit d'un A4, agraphé, souple (un vrai comic-book papier en somme) tout en couleur, contenant :

 

- Les 2 premiers épisodes de 15 pages

- 1 mini-récit de 3 pages

- 1 poster

- 5 pages de pub vintage, réalisées spécialement pour l'occasion

- quelques petites surprises (il faut bien en garder un peu).

 

Le tout  pour un total intérieur de 40 pages et 5 €.

 

cover3 

La couverture est encrée par (excusez du peu), mister Klaus Janson Himself.

 

Ci-dessous, quelques photos à cliquer pour se faire une idée de quoi il s'agit.

 

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Paotr Louarn, c'est Pol Salsedo, un ado Breton, simple lycéen rennais qui se voit transformer un soir de solstice d'hiver, en Renard-Garou par un sorcier malicieux. Dans quel but ? Cela reste pour l'heure un mystère.

 

Abreuvé de comic-books de super-héros, Pol y voit l'opportunité de jouer au justicier costumé. Paotr Louarn (littéralement le "Garçon-Renard"), est né !

 

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Le tirage est de 500 exemplaires, et il ne doit pas en rester plus de 200 à l'heure où j'écris.

 

Raphaël m'a dit que pour 2,40 € de frais d'emballage/envoi (en plus des 5 que coûte le comic-book), vous pourrez le recevoir chez vous, emballé avec amour.

 

Dernière précision, Paotr Louarn est destiné à devenir un feuilleton, une saga dont je publie ici même 3 nouvelles pages chaque mois.Mais le comic-book contient des histoires COMPLETES (rien de pire que de commander un livre avec "A suivre" à la fin, sans être sûr de ne jamais la voir - la suite) ! 

 

Toutes les infos en écrivant ici : kkseditions@free.fr 

 

Pour les commentaires/réactions/critiques, je vous invite à les laisser ici-même !

 

Quant au futur de la série ? Si je peux assurer qu'elle continue pour l'heure (j'en suis à la planche 51), la forme sous laquelle vous pourrez continuer à la lire reste incertaine. Un autre comic-book ? Album ?

 

Tout dépendra de vous, de vos réactions, et de ma capacité à convaincre un éditeur de me faire confiance !

 

Quoi qu'il en soit, c'est ici que vous l'apprendrez, alors keep reading !

 

Laurent

 

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 10:28

Il faut bien l'annoncer, je travaille en pointillé (traduire : "quand mon emploi du temps me le permet")  sur l'adaptation de contes d'un de mes écrivains préférés : Claude Seignolle. C'est prévu chez Mosquito, et il n'y a pas de date de prévue pour l'heure.

 

Qui est Claude Seignolle ?  Un jeune homme né en 1917 qui vient donc de fêter ses 95 ans à la fraise.

Moi qui viens de créer ici la section "Aimons-nous vivants" à l'occasion du décès d'un de mes dessinateurs préférés Sergio Toppi, je joins aujourd'hui le geste à la parole en évoquant ici celui que je considère comme l'une de nos grandes plumes.

 

 

Le nom de l'écrivain Claude Seignolle  vous est peut-être familier si vous collectionnez comme moi les poche de la collection Marabout Fantastique qui a fait les délices des amateurs de fantastique des années 60-70 pour y avoir publié dans son catalogue les plus grands :

Bram Stocker, Mary Shelley, Jean Ray, RL Stevenson, Thomas Owen, Henry James, Meyrinck, Bradbury, Bloch, Haggard, Maturin, Selma Lagerlof, Hans H. Ewers et Claude Seignolle (donc) sont quelques-uns des grands noms à avoir figuré au catalogue dirigé par Jean-Baptiste Baronian, sous les couvertures sublimes de Henri Lievins (à quand un livre sur son oeuvre ?).

 

2591-Marabout_original.jpg

 

 

En deuxième position derrière son ami Jean Ray (gagnant toute catégorie avec pas moins de 23 ouvrages dans la collection sous son seul nom), c'est Claude Seignolle qui tient gaillardement la deuxième place du plus souvent édité chez Marabout fantastique, avec pas moins de six fois les honneurs de voir son nom en couverture en haut d'un livre de la collection.

 

2592-Marabout_1_original.jpg

 

Et si je glisse au long de cet article tant de couvertures de Marabout, sans qu'aucune ne soit celle d'un roman de Seignolle, c'est parce que leur graphisme radical, flashy comme les affiches des vieux films de la Hammer, sont à la base de ma fascination pour le catalogue, lentement rassemblé en collection quasi-complète au fil de vide-greniers. 

 

Mais quand je lis et relis ses nouvelles et romans, je pense aux dessins du maître du macabre, Bernie Wrightson.

Plus particulièrement à la période où il publiait des histoires courtes en noir et blanc dans feu le magazine Creepy.

 Des nouvelles de Seignolle, extraites du "Château de l'Etrange" ont d'ailleurs été publiées il y a 43 ans, dans les premiers numéros de Eerie, avec des illustrations d'un tout jeune fan nommé... Pierre Dubois !

J'ai donc commencé il y a bientôt deux ans à adapter une dizaine de ses nouvelles fantastiques et horribles en bande dessinées, et - comme il se doit - en noir et blanc.

 

"Celui qui avait Toujours Froid" est la première réalisée à ce jour. Elle fait 10 pages.

Il s'agit de l'histoire d'un revenant venu hanter un village Breton. Cette nouvelle, je suis tombé dessus quand j'avais dans les 15 ans, parmi d'autres récits regroupés dans la collection "Légendes de France" (ed. France Loisirs).

 

Longtemps, j'ai oublié et la nouvelle et le nom de l'auteur. ce dernier m'est revenu 4-5 ans plus tard, alors que je glandais à la fac, et que je commençais à m'intéresser à la littérature gothique, via les adaptations d'Edgar Poe du même Wrightson sus-cité, ou par Richard Corben.

 

Si j'ai très vite lâché la Fac et l'Anglais, les auteurs cités plus hauts sont devenus des sources d'inspiration pour mes dessins, et Claude Seignolle m'est revenu à la figure comme une évidence fondatrice dans nombre de mes embryons d'histoires d'alors.

 

D'aussi loin que je me souvienne, j'ai toujours pensé que son style tout en image, cet art de la chute, feraient d'excellentes transpositions de notre culture folklorique avec les outils des auteurs américains que j'idôlatre littéralement. Mais aurais-je imaginé que Claude Seignolle était toujours des nôtres, et qu'il adouberait ma démarche ? Certainement pas. 

 

  2593-Marabout 2 original

 

 

 Retour en arrière (le dernier). Pierre Dubois, qui vient de signer la préface de mon premier livre (nous sommes en 1995). Je le croise alors de temps en temps à Rennes où tout le monde ici le reconnaît dans la rue pour ses prestations télévisées sur France 3 Ouest. Il m'a alors raconté comment il a rencontré le même Claude Seignolle quelques décennies plus, et comment celui-ci avait été son mentor ! Tout cela relevait de l'improbabilité, tout en étant tellement logique !

 

Il se passera pourtant encore près de 15 ans avant que le nom, l'oeuvre de Seignolle me fasse le contacter par lettre en 2010.

Et la réponse de ce dernier fût immédiate, et très positive quant à mon désir d'adapter quelques unes de ses nouvelles macabres en bande dessinée. C'est à cette occasion également que je suis rentré en contact avec les éditions Mosquito, et que Michel Jans m'a avoué avoir souvent bourlingué dans sa jeunesse, avec des livres de Claude Seignolle plein le sac à dos !

 

La boucle est bouclée.

 

 

La première nouvelle adaptée par moi a eu les honneurs d'une première publication en juin dernier, en ouverture d'une copieuse bibliographie de Seignolle, revue et augmentée, et signée d'un passionné (le mot est faible au regard de l'individu !) de l'oeuvre du maître.

 

A cette occasion donc, le fou en question m'a demandé de faire une illustration et une maquette de la couverture dans l'esprit de ces sublimes peintures d'Henry Lievens (voir plus haut), en guise de couverture pour cette nouvelle mouture (plus de 250 pages, tout de même !)

 

Le résultat ci-dessous :

 

couverture

 

Le dos du même livre, avec tranche incluse, pastichant la maquette et le logo originel du fameux Marabout perché, livre en main :

 

couverture-arrière-web

 

Ce travail a été fait au printemps, mais je ne le publie qu'aujourdh'ui, car il fallait garder la surprise à Claude. C'est donc à l'occasion de son quatre-vingt quinzième printemps qu'Alain Sprauel est venu lui rendre visite dans son antre (au sens le plus exact du terme, croyez-moi), pour lui remettre quelques exemplaires du premier tirage de ce livre tout-à-fait collector.

 

La photo ci-dessous faisait partie de l'envoi reçu fin-jui, avec mon propre exemplaire du livre. Elle montre Claude Seignolle, tout heureux de sa surprise...

 

Photo-Seignolle-biblio

 

... ci-dessous, la dédicace qui y figure...

 

dédicace

 

 Ainsi que la page-titre réalisée par votre serviteur :

 

page-titre

La même avec le texte, telle qu'elle figurera dans l'adaptation en BD pour introduire la nouvelle intitulée "Comme une Odeur de Loup" :

 

2-bis

 

Une autre page d'introduction :

 

1

 

... et pour finir, la première page du premier récit (qui en compte 10),  "Celui qui avait Toujours Froid" :

 

CQATF-1

Le reste, je le garde pour l'heure de la parution de l'album !

 

 

Quant à la bibliographie de Claude Seignolle, plus d'infos ici

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22 août 2012 3 22 /08 /août /2012 15:00

L'auteur Illustrateur Sergio Toppi vient de nous quitter des suites d'un cancer à presque 80 ans.

 

autoportraitToppi

Il a quitté notre plan astral pour en rejoindre un autre, quelque part dans une galaxie moebiusienne où le shaman et l'artiste ne forment qu'un.

Pour moi, plus qu'un raconteur, il était un sorcier, quelque part entre les oeuvres poétiques de Baudouin... et les fables aventurières de Will Eisner.

La construction audacieuse des planches de Toppi en a déstabilisé plus d'un, sans doute les mêmes qui renvoient Hal Foster au rayon des illustrateurs minutieux et René Hausman a un dessinateur animalier.

planche

Pour apprécier la façon par laquelle Toppi utilisait le contour d'une épaule d'un personnage pour en faire l'amorce d'une falaise accueillant ce même personnage quelques cases plus loin, il fallait avoir gardé un peu de ces manières de l'enfant, et profiter du simple plaisir du vertige provoqué par leur découverte.

 

collectionneur

 Peut-on d'ailleurs seulement encore parler de cases chez un auteur qui s'est si souvent affranchi d'en tracer ? Pourquoi enferner l'espace et le temps dans un enclos, quand un même ciel enrobe nos déplacements ?

Je soutiens que sa narration n'était pas sans rapport avec le génie inventif du papa du Spirit : contrairement à ce que certains pensent, ce n'étaient pas là de simples stratagèmes graphiques, effets gratuits de sa part pour "tomber de la belle page".

 

Il faisait partie de ceux qui me font considérer une planche comme un tout, un tableau destiné à être embrassé d'un seul regard, d'une même émotion, nuancée de différents "moments" à l'intérieur, et non comme une seule juxtaposition de petits tableaux posés les uns à côté des autres qui, même s'ils figurent une continuité entre eux, ont pour limite de réduire (quand même un peu) une planche de BD à un sempiternel gauffrier.

Chez Toppi, l'adjonction de bulles systématiquement et parfaitement rondes (faites au trace-cercle) figurait la forme idéale pour compléter l'équilibre de la planche, comme de petites bulles d'air, remontant vers la surface dans le grand rectangle d'une page, elle-même harmonieusement composée d'applats noirs, de réserve de blanc, de croisés, d'ondulations maîtrisées et d'absence de contours.

 

                                          Le Mondrian de la BD !

Comme un même thème musical soude ensemble les différents plans d'une même séquence de film, l'imbrication des cases les unes dans les autres dans l'oeuvre de Toppi faisait partie du processus d'enchantement, d'hypnose qu'il cherchait à produire sur le lecteur. Quant à ses histoires, elles n'étaient souvent que l'illustration de cette recherche d'illusionisme : sorciers, shamans, mirages, reflets, faux-semblants...

vickingsQuand on parcourt son oeuvre, on est frappé par une récurrence : la quasi-absence totale de perspective ! Pas de point de fuite vers lequel les lignes se rejoindraient à l'infini : les bâtiments, la nature, les personnages sont présentés de face ou de profil, comme un théâtre d'ombres (tiens, encore une réccurence avec Edmond Baudouin dont "Théâtre d'Ombres" est le titre d'un album). Et on l'imagine bien, ce cher Sergio Toppi, en train d'animer ses personnages-marionnettes derrière un drap tendu et éclairé par l'arrière, tandis qu'il scrute côté public, de son regard appuyé de sourcils épais par-dessus ses lunettes, les visages tour à tour émerveillés et effrayés de ses lecteurs.

parmi les marionnettes, il y aurait la sublime Sharaz-De, encore engourdie de sommeil et prête à raconter son rêve au sultan pour sauver sa vie. il y aurait aussi la longue silhouette du Collectionneur (son seul personnage récurrent), en train d'évaluer l'état d'une amulette maudite récemment acquise. Il y aurait aussi un ou deux poilus de la Grande Guerre, Sitting-Bull caressant l'encolure de son cheval, un Aborigène portant la veste d'un officier Anglais, une femme sublime avec les cornes de Belzebuth, un Jivaro halluciné, ou encore un Néandertalien soignant les plaies que lui aurait porté son combat contre un ours, le tout sous le regard d'une chouette perchée sur le sceptre de quelque mage oriental.

 

Je m'imaginais un peu Sergio Toppi comme Charles Aznavour dans "Les Fantômes du Chapelier" : un physique de petit artisan, discret, et dont la modeste boutique cachait bien les incroyables secrets de son propriétaire. 

Et à l'instar de la belle Sharaz-De dans son palais des Mille et Une Nuits, Toppi nous y raconterait lui aussi encore et encore, de nouvelles histoires fantastiques,
 de ces récits dont la fin n'est pas encore certaine après que la dernière phrase ait inversé la chute attendue.

 



tibetJe perçois son oeuvre comme une sorte de descendance, à la fois des fameux  EC Comics (Les Contes de la Crypte...), mais aussi comme l'héritage de cette tradition toute paysanne des veillées contées d'antan, ou encore des écrivains de nouvelles fantastiques à la Jean Ray ou Maupassant.

 

On sentait chez lui une jubilation à placer le cadre ses histoires dans un contexte historique qui lui permettrait de dessiner des costumes militaires bariolés avec ses casques lourds ornés de plumes, des boucliers antiques, des moustaches tournicotées et des gradés pompeux. Il était exceptionnellement doué pour dessiner des monstres, des animaux, et des hommes devenus fous, mêlant les uns aux autres !

 

Sergio Toppi avait pour mentor et ami le grand Dino Battaglia. Il était le compatriote d'Hugo Pratt. A ce titre, je n'ai jamais bien compris pourquoi le père de Corto Maltese a connu un si large succès (et ô combien mérité), avec une oeuvre pourtant parfois difficile d'accès... quand les trésors virtuoses de Toppi auraient dû faire de lui un nom aussi familier du grand public que peuvent l'être ceux de Tardi, Moebius ou Loisel.

 

Car son oeuvre dense et fascinante semble aujourd'hui ne faire l'objet "que" d'un culte auprès des dessinateurs eux-mêmes (dont votre serviteur), et d'une poignée d'éclairés, public certes restreint, mais totalement conquis.

Les livres portant son nom sont aujourd'hui les seuls que j'achète systématiquement, ou à défaut, dont je souffle les titres autour de moi si leur sortie coïncide avec l'imminence de mon anniversaire ou l'approche de Noël.

 

La découverte de ses originaux, aussi immenses qu'éblouissants, lors d'une exposition à Quai des Bulles en 2005, m'ont fait aller le voir pour une séance de dédicace, unique rencontre, regrettant alors de ne pas avoir choisi l'Italien à l'école (puisqu'il ne parlait pas Français).

 

Quand, invité à une émission radio consacrée à la BD, on me pose la question rituelle : "Quel livre ou auteur aimeriez-vous faire connaître?", par deux fois, et à quatre ans d'écart je répondrai de la même manière : "Sergio Toppi !"

 

Ses livres sont ceux que j'aime offrir à ceux dont je me sens le plus proche.

 

 Ils m'ont donné envie de rentrer en contact avec les éditions Mosquito de Michel Jans, responsables du bel écrin dans lequel on peut lire aujourd'hui son oeuvre en Français.

 

Ces mêmes éditions pour lesquelles j'ai fait La Merveilleuse Histoire des Editions ROA, et pour lesquelles je prépare un recueil d'histoires fantastiques en noir et blanc fortement influencé par mes lectures de Toppi.

Pour toutes ces raisons,

 

Grazie Mille, Maestro !

 

 

 

loup

 

Par quoi commencer pour découvrir Toppi ?

 

Je suggère Sharaz-De (tome I et II - chez Mosquito) :

 

Sans doute son oeuvre la plus connue, recueil et adaptation des Contes des Mille et Une Nuits, l'érotisme éclipsé au profit d'une ambiance fantastique toute toppiesque.

 

Chaque tome pouvant se lire indépendamment, n'hésitez pas !

 

couv-sharazDe-Tome1  couv-sharaz-De-Tome2

 

Si vous êtes séduit, laissez-vous enchanter par un titre, et comme moi, revenez-y encore et encore.

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19 août 2012 7 19 /08 /août /2012 09:40

logoFox-Boy3

 

Voici la couverture de Louarnig 120 à paraître en septembre, et figurant l'épisode 16 de FOX-BOY:

                         "Songe d'une Nuit d'Eté".

 

couverture120

 

Ci-dessous : Le croquis fait sur une simple feuille A4  (crayon, feutre, marqueur + un lavis) :

 

croquis

Puis sa contrepartie redessinée et encrée sur un carton (32,5 x 45 cm) :

 

dessin

Une fois scanné, je choisir d'enlever les plis du vêtement de Dotki pour n'en garder que la silhouette blanche - plus efficace - avant d'ajouter l'équivalent du lavis gris sur un calque séparé, et d'incruster - toujours sur Photoshop - un effet moucheté dans le fond, à partir du scan de projection d'encre faite à part au pinceau brosse :

 

dessin-moucheté-lavis

 

Au moment de passer à la couleur, je choisis de redonner de l'importance à la minuscule figure de Paotr Louarn en passant le reste du dessin en valeur de couleur, comme si Dotki n'existait que symboliquement dans ses pensées, comme un rêve entêtant :

 

couleur

 

Au final, les couleurs jaune et  verte se sont imposées par les évocations vénéneuses et maléfiques, comme la folie que contient l'absynthe.

Pour la couleur du titre, je choisirai la couleur qui tranchera le mieux avec celles-ci.

 

Le vert étant un mélange de jaune et de bleu, c'est donc tout logiquement vers la couleur complémentaire des 3 primaires, le rouge, que je vais trancher (c'est le cas de le dire).

 

Dernière" fantaisie", je fais passer la tête de Dotki DEVANT le lettrage du titre, pour garder à la compo toute sa force.

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15 août 2012 3 15 /08 /août /2012 10:32

logoFox-Boy3  

Ca y est. Les vacances sont passées.

J'ai profité de mon séjour dans les tréfonds du Lot (allez-y, c'est magnifique) pour y placer le décor d'un épisode un peu spécial de FOX-BOY. Une fois n'est pas coutume, il est dessiné et encré directement sur carton.

la couleur est venu s'ajouter par ordi sur le lavis gris posé sur la planche.

 

Je voulais un rendu différent pour cette séquence à part, comme je l'avais déjà fait pour l'épisode hommage à Moebius il y a quelques mois.

 

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p3-couleur

 

Voilà : maintenant vous savez pourquoi ce traitement différent : il s'agissait d'une séquence onirique de Pol. Mais quand on est le Garçon-Renard et qu'on doit ses pouvoirs au terrible Fakir Dotki, on sait bien que rien n'est dû au hasard, n'est-ce pas ? 

 

Un peu de cuisine à présent :

croquis1 

 comme d'habitude, je fais les découpages sur simples feuilles A4. Mon premier découpage passe en 4 pages, alors je passe des cases d'une page à l'autre pour tout faire tenir en 3 planches. Seule la dernière planche sera recommencée pour amener cette transition du rêve vers le réveil brutal avec la transformation de Dotki en grillon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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croquis3croquis4

 

  Version plus poussée de la page 1 :

p1-version1

 

 

A bientôt !

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25 juillet 2012 3 25 /07 /juillet /2012 00:24

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Hello !

 

Je vous avais prévenu que cet été, les publications allaient être rares !

 

Qu'à cela ne tienne : il me reste les trois pages mensuelles du Garçon-Renard.

Dans ce nouvel épisode, on découvre pour la première fois Pol au lycée... qui n'est autre que celui où j'étais 1992 à 1995.

Quel bonheur que d'avoir un prétexte pour accéder à son ancien lycée ! Dédicace aux copains de Zola (Fab, Mika, Greg...)

   

Résumé des épisodes précédents :

 

Nous sommes au lendemain d'une prise d'otages sur le toit de la Cité Judiciaire de Rennes, où FOX-BOY  est intervenu pour tenter de libérer sa mère. Mais au moment de fondre sur son agresseur, ses pouvoirs lui font mystérieusement défaut, et il se retrouve à l'hôpital après une chute de 25 mètres qui a failli lui coûter la vie. Pol parvient néanmoins à s'éclipser avant d'être identifié.

 

Et s'il semble guérir à la manière d'un Wolverine ( ça le ferait moyen d'arriver couvert d'ecchymoses au bahut), Pol se demande sérieusement s'il peut continuer longtemps à être FOX-BOY si ses facultés le lâchent à tout moment...

 

 

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That's All Folks !

 

Mais avant de vous lâcher avec seaux et pelles en plastique sur les plages, un peu de cuisine :

 

Le croquis avec les textes sont déjà tapés et mis en, place, pour envoyer au traducteur en Breton, et qu'ils comprennent bien le sens de l'histoire avec le découpage. Vous remarquerez que dans cette première version, j'avais fait une prof de Français dans un style caricatural peu approprié à l'épisode, et au ton de la série. Je m'autorise des variations de style dans Paotr Louarn, mais j'essaie de garder une unité tant en dessin qu'en couleur à l'intérieur de chaque épisode.

 

p1

 La même planche encrée :

p1encre

 

 Le croquis de la page 2.

Je mettrai les bulles en perspective bien plus tard, car l'opération implique sur Photoshop  de "figer" le texte en dessin, c'est à dire de passer d'un texte "saisissable" en traitement de texte... en image (pixels).

Il s'agit donc de s'assurer avant de pixelliser les dialogues des deux versions ( ç-a-d le texte en français ET en Breton) que tout rentre bien dans les bulles.

 

p2

 

Je me suis dessiné tel qu'à l'époque, sous la bulle 'On ne sait pas bien. Un activiste politique apparemment"

Tout en haut de l'escalier, il y a mon prof d'Economie en pull bleu : Yvon Le Rolland. Un amateur de BD autant qu'un prof épatant.

 

p2encre

 

Je n'ai pas l'habitude de montrer uniquement le calque de la couleur, sans le dessin qui va par dessus, mais sur cette page, ce peut être intéressant de chercher les sources de lumières, les couleurs choisies pour faire resortir chacun des 4 membres du petit groupe que l'on suit à 4 endroits de l'escalier tandis que la discussion continue entre eux. C'est un moyen à la fois de faire sentir l'ambiance sonore globale, une sorte de brouhaha, le tout dans un nouveau cadre de la série que le lecteur découvre ici avec deux nouveaux personnages : Sonia (la Rousse !) et Nolwen (la beauté froide).

 

 

p2-color-solo

 

Nous voilà donc ce mois-ci avec un total de 45 planches de cette série FOX-BOY. En somme, de quoi remplir 2 comic-book, ou un album franco-belge standard. A la fois ça commence à compter, et en même temps je suis bien frustré de ne pouvoir en faire le double, voire le triple chaque mois. Cette activité, aussi chronophage soit elle, est encore surtout un "à côté". Du coup, les histoires avancent trop lentement à mon goût.

Le pari est de continuer à produire régulièrement, et d'étendre petit à petit cet univers.

 

La suite... le mois prochain !

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 19:23

logoFox-Boy3

logoFox-Boy3 

Voici l'aventure de FOX-BOY (Le Garçon-Renard) du Louarnig de juillet. Entre des journées dans le dessin animé et des soirées à assurer la continuité de cette série, je ne chôme pas en ce moment.

 

Je n'ai donc toujours pas le temps de m'occuper de mettre en place la VPC de mon premier comic-book-collector de FOX-BOY. On verra ça après l'été je pense. Pour les Rennais que ça intéresserait, il leur reste la possibilité de se rendre dans les librairies Ty-Bull et Critic, ou Comics Zone (Lyon), Apo(K)Lyps (Paris 17), et Cyclops (Strasbourg).

 

En attendant, voici la ration mensuelle des aventures du Garçon-Renard :

 

Si vous voulez lire, il va bien vous falloir cliquer dessus pour les ouvrir une par une, sinon, on est au-delà du lisible.

 

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Et pour ceux que ça intéresse : les mêmes planches en noir et blanc. Pas de croquis cette fois-ci, je n'ai pas le courage de les scanner.

 

 

p1p2p3

 

La bise à vous, et si on ne se recroise pas ici très vite, je vous souhaite à tous un bel été !

 

Cheers !

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14 juin 2012 4 14 /06 /juin /2012 09:12

Il est arrivé hier !

Il est beau (enfin moi je trouve) !

Il coûte pas cher (5€ pour 44 pages couleurs et un poster) !

 

Je le dédicacerai tout le week-end (à côté de Klaus Janson) à Strasbourg.

C'est mon premier comic-book : PAOTR LOUARN !

 

Je dédicacerai aussi ma nouveauté "La Merveilleuse Histoire des Editions ROA", ainsi que Tom et William, et j'aurai des sérigraphies avec moi.

 

 En attendant (peut-être) de vous y rencontrer, voilà de quoi ça a l'air :

 

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On termine avec le poster :

 

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Et juste avant de vous quitter (Taïaut à Strasbourg !), je voudrais attirer votre attention sur l'étiquette de la caisse de livres reçue la semaine dernière. S'il en était encore parmi vous à douter de la réalité des éditions ROA, voilà qui devrait semer le doute :

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Je risque de poster moins régulièrement ici, puisque je m'attelle à la création de designs pour les épisodes 2, 3 et 4 d'Etranges Affaires, et qu'il m'a été demandé cette fois-ci de signer une clause de confidentialité. Je reviendrai donc malgré tout au minimum chaque mois pour de nouvelles planches de Paotr Louarn.

 

Astuce : inscrivez-vous à la Newsletter : chaque nouveau post de ma part vous sera automatiquement signalé par mail.

 

     Kenavo !

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8 juin 2012 5 08 /06 /juin /2012 13:04

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Depuis quelques mois, la revue mensuelle en Occitan "Plumalhon" me fait l'honneur d'accueillir en son sommaire mon justicier Breton Paotr Louarn.

Dans cette version, il s'appelle "Mandrec".

 

Mais quand on s'amuse à se la jouer Will Eisner, en inscrivant régulièrement le nom du héros dans les cases même de la BD, ça implique des modifications de dessin.

 

Voici donc la version originale dans laquelle est parue la planche en Breton (ainsi qu'en Français dans le comic-book à sortir tout prochainement) :

 

p.1-copie-1

 

Et sa contrepartie en Occitan :

(les bulles sont encore vides dans cette version, puisque les textes ne sont pas encore traduits)

 

 lettrage-branches.jpg

 

Petite piqûre de rappel pour les Rennais que ça intéresserait :

je dédicace demain après midi (de 14h. à 17h30) à la librairie Ty-Bull tome 2 (rue St Hélier).

 

Qu'on se le dise !!

 

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A Propos De L'auteur

  • Lefeuvre
  • Auteur BD/Illustrateur né en 1977, marié et papa de deux enfants.
  • Auteur BD/Illustrateur né en 1977, marié et papa de deux enfants.